PRÉSENTATION


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La commune de Buchères (située dans le département de l'Aube)

est une ville de plus de 1600 habitants en pleine expansion.



Elle est située à environ 6 km de Troyes

et a rejoint Troyes Champagne Métropole en 2011.



La commune dispose de nombreux commerces :

un supermarché, une boulangerie, des salons de coiffure,

un institut de beauté, une sage-femme, une clinique vétérinaire,

un cabinet dentaire, un cabinet d'orthophonie,

un fleuriste, un relais poste, 

des restaurants, des hôtels, 

et encore de nombreuses entreprises

(à découvrir dans l'onglet Vie pratique : Entreprises)



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HISTORIQUE



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Buchères et son histoire

 

Le site de Buchères fut le théâtre d'une activité humaine depuis les temps préhistoriques. 

En effet: témoin de l'occupation au paléolithique moyen (-20000/-35000 ans) un biface de 18 cm ayant appartenu à Homo sapiens Néander-talensis fut trouvé aux Marots.

 

Au "Champ mouillé" c'est une épingle à tête discoïde de 88 mm de long qui témoigne de l'âge de bronze, et un chaudron en bronze coulé et à attaches cruciformes qui a été découvert en 1806 est conservé au musée de Troyes.

 

 

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 De l'époque celtique, A. ROSEROT signale une tombelle dans laquelle on aurait retrouvé des ossements, près de la route de Saint-Léger elle n'a pas résisté aux divers remembrements.

 

Mais, c'est A. BOUTIOT, dans son dictionnaire topographique qui a retrouvé pour la première fois des traces de Buchères dans un cartulaire de l'abbaye Saint-loup, en 1164, sous le vocable de BUXERIE .

 

Bien entendu ce vocable a de nombreuses fois évolué: il en existe une bonne douzaine de variantes.


 

 

 


Suivant A. ROSEROT, c'est le comte de Champagne qui semble tout d'abord avoir eu la seigneurie; en effet «entre 1275-1277, il levait sur chaque habitant qui n'était pas son homme, une mine d'avoine, qu'il eut un cheval ou non et sur ceux qui étaient ses hommes un quarteron d'avoine. Si ces derniers n'avaient pas de cheval, ils ne payaient rien».

 

 

Par son mariage avec Philippe le bel, le 16 août 1284, la comtesse Jeanne (dernière héritière des comtes de Champagne et reine de Navarre) apporta en dot la Champagne à la couronne. 

C'est donc en 1284 que la seigneurie passa au roi de France.

Buchères était alors un hameau de Verrières et sa population est évaluée à 10 feux.

 


 

En 1328 Buchères fait vraisemblablement partie des domaines cédés à la duchesse de Bourgogne: Buchères appartenait à la maison de Nevers qui détenait la châtellenie d'Aumont dont dépendait entre autres, Verrières, Buchères, Courgerenneet s Villetard

 

Et en 1597 la marquise de l'Isles, à l'époque Henriette de Nevers, cède à Pierre Clerget, un riche propriétaire, qui possédait un château remparé avec pont-levis, et qui visait à devenir seigneur, la justice haute, moyenne et basse du hameau de Buchères.

 

Par mariage avec Marie Clerget en 1662, la seigneurie passa à la famille de Noël. Les de Noël furent seigneurs jusqu'à la révolution.

 

 

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Sous le rapport religieux, Buchères n'était qu'une dépendance de la paroisse
de Verrières.


En 1789, il fût question d'ériger Buchères et Villetard en une succursale de Moussey: Mais le chapitre Saint-Pierre de Troyes collateur de Moussey, s'y opposa.


Villetard qui est aujourd'hui de la commune et paroisse de Buchères, était alors de la paroisse de Moussey : il n'y avait qu'une chapelle de secours sous le vocable de Notre Dame. Cette chapelle devint dans les temps modernes l'église paroissiale de Buchères, mais elle a été remplacée par une nouvelle construction de 1850 à 1853. Villetard était alors isolé de Buchères proprement dit.



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Dès 1169, le chapitre Saint-Pierre de Troyes avait la dîme de Buchères, mais en 1532, l'abbaye de Montier-la-Celle avait les dîmes de Verrières et celles de Buchères.

Courgerennes était une succursale de la paroisse de Saint-Léger depuis 1378.



En janvier 1790 Buchères, fut érigé en commune indépendante.

 

Courgerennes fut également indépendant de 1790 jusqu'à l'an III (1794) date de son rattachement à Buchères.






Durant l'époque médiévale, les buchèrois ne furent sans doute pas épargnés par les diverses invasions, peut-être quelque-uns furent-ils emmenés aux croisades ? Vers 1360, ils subirent certainement les sévices des chefs de bande dont le plus terrible était alors Eustache d'Aubrécicourt, maître de Pont et de Nogent qui dévasta la Champagne "par le fer et le feu". Ils furent certainement concernés aussi par les luttes entre champenois et bourguignons, la frontière proche était mouvante (Bar-sur-Seine fût bourguignon à une certaine époque).
  


Mais, plus proche de nous, c'est en février 1814, lors de la "Glorieuse Campagne de France" qu'eût lieu la Bataille de Maisons Blanches. Les 63000h de l'armée française affrontèrent les 216000h. de l'armée de Bohême. Clerey fut pris et repris, les troupes se replièrent sur Maisons Blanches, poussèrent jusqu'à Isle Aumont et le pont coupé. Napoléon qui avait installé son QG à Troyes est venu lui-même réconforter ses vieux grognards : le 5 février il s'arrête à Bréviandes en la maison de M. Brelet (détruite depuis peu), étudie les cartes, demande des renseignements et il aurait poussé une reconnaissance jusqu'à Maisons-Blanches, et tendit un piège à l'ennemi : c'est 20 000 hommes de la division Lichtenstein qui déferlèrent sur les 25 cavaliers –qui ne les ont pas attendus- préposés à l'entretien de feux, destinés à tromper l'ennemi.



Il est difficile aujourd'hui d'imaginer ces masses d'hommes bivoua- quant, manœuvrant, s'affrontant dans notre bourg qui comptait alors 420 habitants.



Comment nos grands-parents ont-ils vécu ces épreuves et les 18 jours d'occupation qui suivirent ? 






 

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On peut le soupçonner en lisant le Moniteur du 4 mars 1814 :

"...Toutes les maisons de campagne des environs de Troyes, les fermes isolées, les hameaux ont été pillés, ravagés avec la même fureur, la même atrocité. Tous les bestiaux ont été enlevés. Partout les barbares ont brisé, brûlé les instruments aratoires. Il n'existe plus de chevaux dans tout le département pour la culture et les transports. Tel est le tableau que présente aujourd'hui le département."





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Cent trente ans, après, le 24 Août 1944, la furie nazie en représailles à la mort d'un des leurs tué par les FFI, déferla sur Buchères, où maintes maisons et fermes furent incendiées, 67 hommes, femmes, enfants, bébés, furent massacrés avec la dernière sauvagerie dont les SS étaient capables : la population redescendit au-dessous de cinq cents habitants !

Aujourd'hui, avec plus de 1500 âmes, notre village est situé sur l'orbite de la périphérie Troyenne. Le maréchal ferrant, le bourrelier, le charron que toute une population agricole faisait vivre ont disparu. Il ne reste plus guère, après tous les remembrements, que cinq exploitations agricoles.






   

La gare a été vendue un train céréalier passe de temps en temps. Mais on trouve garagiste, transporteur hôtels, important silos à grain, fleuriste, coiffeur... les zones industrielles grignotent doucement le terroir, bref Buchères, proche banlieue de la métropole régionale évolue et ne laisse pas le progrès à sa porte.
Buchères fait partie du Grand Troyes depuis 2011.




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